L’arc et la flèche constituent l’un des systèmes d’armes les plus anciens et les plus universels de l’humanité. Au Moyen Âge, la flèche en bois est indispensable dans deux contextes radicalement différents : la chasse et la guerre.
Pour la chasse, l’arc permet d’abattre des animaux craintifs — cerfs, sangliers, lièvres — à des distances impossibles pour une lance ou une épée. Cette utilité quotidienne explique pourquoi la pratique de l’arc était universellement répandue parmi les hommes libres du Moyen Âge, indépendamment de leur rang social.
Sur le champ de bataille, l’archerie joue un rôle tactique majeur : au début des engagements, les volées de flèches dégrènent les rangs adverses, affaiblissent la cavalerie ennemie et contraignent les combattants à adopter des formations défensives. L’arc long anglais à la bataille d’Azincourt (1415) en est l’exemple le plus célèbre, mais les Vikings, les Francs, les Byzantins et les nomades des steppes faisaient tous un usage intensif de l’archerie.
Les sagas nordiques regorgent de références aux archers d’élite. Einarr Þambarskelfir, lors de la bataille d’Olaf Tryggvason à Svolder (an 1000), est décrit comme capable de percer le gouvernail d’un navire d’une flèche. La tapisserie de Bayeux montre avec précision les archers normands à Hastings, leurs arcs à la main et leur carquois à la ceinture. Les textes militaires byzantins (Praecepta Militaria) prescrivent la composition idéale d’une armée incluant un contingent d’archers.
| Pointe de flèches | Pointue, Bluntée |
| Couleur des plumes | Noir, Blanc, Marron |
| Poids | 1 kg |