Casque Palatin

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✦ Source archéologique documentée
Période
IXe – XIIe siècle
Origine
Empire Franc (Francie, Lotharingie)
Trouvaille
Aucune — connu uniquement par l'iconographie carolingienne
Conservation
Sans objet (aucun exemplaire physique) — manuscrits sources à Stuttgart, Saint-Gall, Paris
*

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Le casque le plus controversé de la reconstitution médiévale

Le casque Palatin occupe une place à part dans le paysage de l’armement médiéval : aucun exemplaire archéologique n’a été retrouvé à ce jour, pourtant il apparaît de façon récurrente dans les représentations iconographiques carolingiennes sur trois siècles consécutifs. C’est ce paradoxe — l’abondance de sources visuelles face à l’absence de vestige physique — qui en fait l’un des sujets les plus débattus de la reconstitution historique franque.

Notre interprétation s’appuie exclusivement sur les sources iconographiques :

  • Psautier de Stuttgart (vers 820–830) et Psautier de Saint-Gall : représentations détaillées de soldats carolingiens armés
  • Bible latine de Vivien (846) : garde impérial équipé à la mode romano-orientale
  • Fresque de la crypte de la basilique d’Aquilée (Lombardie, début XIIe siècle) : casque Palatin avec camaille visible
  • Ivoire de Lotharingie (début Xe siècle, trésor de la cathédrale d’Aix-la-Chapelle)
  • Pilier de Notre-Dame-du-Port (Clermont-Ferrand, XIe–XIIe siècle) : casque Palatin aux côtés d’un casque monobloc
  • Sceau de Guillaume le Conquérant : casque inhabituel, distinctement différent des nasaux normands classiques

La controverse : fantaisie artistique ou réalité historique ?

Certains chercheurs interprètent ce casque comme une convention artistique influencée par la mode byzantine — la cour impériale franque étant fortement inspirée de l’esthétique de Constantinople. Nous défendons la thèse inverse : les mêmes artistes qui auraient idéalisé les casques représentent avec une précision remarquable les tuniques, fers de lance, écus, umbos, jambières et cottes d’écailles. Pourquoi les casques seraient-ils seuls frappés d’imprecision ? Sa forme évasée — qui offre une excellente protection contre les coups portés d’en haut et une visibilité optimale — trouve des parallèles dans des casques celtes, grecs tardifs, et dans certaines salades du haut Moyen Âge.

Contexte historique : la cavalerie lourde franque

Sur les enluminures carolingiennes, le casque Palatin équipe systématiquement des combattants fortement armurés — possiblement la légendaire cavalerie lourde franque qui forma le cœur des armées de Charlemagne et de ses successeurs. C’est cette cavalerie qui repoussera les Sarrasins à Poitiers (732), combattra les Saxons, les Avars et les Lombards, et fondera l’armée féodale européenne.

  • Proposé en version simple (sans maille) ou avec maille rivetée ouverte (protection nuque et côtés)
  • Option grille de protection pour le combat sportif (AMHE, HMB)
  • Fabriqué à la commande — stock possible, renseignez-vous
  • Idéal pour les reconstitutions carolingiennes, ottoniennes ou normandes des IXe–XIIe siècles