Chez les Scandinaves, la ceinture est l’un des accessoires les plus personnels du costume : elle ferme la tunique, porte le couteau et la bourse, et ses garnitures de métal — boucle et passant d’extrémité (strap-end) — signent le rang et le goût de celui qui la porte. Une ceinture richement montée n’est pas l’affaire du simple homme libre : c’est un marqueur de statut, propre à un notable ou à un guerrier de haut rang.
Ce modèle s’inspire des garnitures de ceinture du tumulus-navire de Gokstad, en Norvège méridionale — l’une des sépultures scandinaves les plus célèbres. Sous un tertre de 50 × 43 m reposait un navire richement équipé et un homme de haut rang, probablement lié à la famille régnante. L’analyse dendrochronologique de la chambre funéraire situe l’inhumation au tout début du Xe siècle (bois abattu dans la première décennie de 900).
Le mobilier de Gokstad comptait de très nombreux éléments de ceinturon — au moins six boucles, neuf passants d’extrémité et plusieurs dizaines d’appliques. Comme la tombe renfermait aussi douze chevaux, une partie de ces pièces relevait sans doute du harnachement : reconstituer un ceinturon « complet » d’origine est donc, de l’aveu des chercheurs, quasi impossible. Notre ceinture ne prétend pas à la copie exacte : c’est une reproduction fidèle à l’esprit du costume masculin norvégien des IXe–Xe siècles, montée avec une boucle et un passant d’extrémité inspirés du répertoire de Gokstad.
💡 Cuir naturel et laiton : chaque pièce présente de légères variations de teinte et de patine qui la rendent unique.
Les garnitures d’origine de Gokstad étaient en bronze coulé ; notre reproduction est réalisée en laiton, alliage proche d’aspect, pour un rendu doré chaleureux et durable.
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