La bague entrelacée est l’un des bijoux les plus universels de l’ère viking : retrouvée sur les sites archéologiques anglo-saxons d’Angleterre, dans les tombes de Birka en Suède, et disséminée sur toutes les rives de la mer Baltique, elle témoigne de la circulation intense des modes et des objets dans l’espace nordique médiéval. Sa fabrication relativement simple — un fil métallique torsadé ou entrelacé — en faisait un bijou accessible à un large spectre de la population.
Dans la société scandinave, porter une bague avait une signification sociale précise. Seul un homme libre pouvait se parer de bijoux — bagues, bracelets, ceintures ouvragées. Les esclaves (thralls) et les personnes de condition servile en étaient privés. La bague entrelacée était donc bien plus qu’une parure : elle affirmait publiquement le statut libre de celui ou celle qui la portait, dans une société très attachée à ces marqueurs d’identité.
Le motif entrelacé — ruban, nœud, torsade — est l’une des signatures graphiques les plus constantes de l’art scandinave du haut Moyen Âge, depuis le style Oseberg (IXe siècle) jusqu’au style Ringerike (XIe siècle). Sa présence sur les bagues, bracelets, fibules et garnisures de ceinture exprime à la fois une tradition esthétique profondément ancrée et une vision du monde où les forces de la nature et de l’univers s’entrelacent indéfiniment.
| Taille | S (17 mm), M (19 mm), L (21 mm) |
| Poids | 0.5 kg |